Pourquoi c'est important de publier chez soi

Pourquoi c'est important de publier chez soi

Je vois nombre de personnes que je suis publier des contenus sur les espaces prévus sur les réseaux sociaux, ou sur des plateformes comme YouTube, TikTok, etc.

Je ne pense pas que ce soit forcément une bonne idée : plutôt que de mettre en avant votre contenu à coup de "like", vous mettez en fait en avant la plateforme, qui peut se targuer d’avoir du contenu de qualité.

Petit tour d’horizon de mon point de vue à ce sujet.

Mon contenu, ma propriété

Le premier point qui me vient en tête est simplement la propriété du contenu.

Lorsque l’on publie sur un site tiers, il est toujours important de vérifier les conditions d’utilisation au préalable.

Certains sites, comme Twitter ou LinkedIn vous laisse propriétaire du contenu, mais vous leur donnez le droit de l’exploiter.

Pour moi, il est important lorsque l’on a une partie "créative" (dans le sens créateur de contenu) de bien vérifier cet aspect, sans quoi on peut se retrouver dépossédé de ce qu’on a produit !

Éviter les "censures"

Attention, le terme est pour moi à prendre avec d’énormes pincettes. Quand je parle de censure, je parle simplement du fait que sur un réseau social, vous jouez avec les règles du jeu de l’hébergeur.

Cela signifie que de manière complètement arbitraire, YouTube, Twitter, LinkedIn, etc. peuvent décider ce qui est bon ou non pour leur réseau, quand bien même cela n’a pas de sens !

Le nombre de cas en ce sens est assez impressionnant, voici un petit exemple :

Lorsque je publie sur mon blog, j’ai ma ligne éditoriale, et tant que je respecte les lois de mon pays, je ne risque pas de censure.

De la même manière, un réseau peut décider du jour au lendemain de bannir un utilisateur, réduisant à néant toutes ses contributions !

Référencer son contenu, pas le contenant

Quand je vois des posts très intéressants sur LinkedIn, ma première réaction est de me dire que c’est dommage de faire plus la publicité pour LinkedIn que pour son auteur.

Petit exemple rapide, avec un post récent de Davy ADAM, que je suis sur LinkedIn (désolé pour toi, tu me sers d’exemple ;))

Analysons déjà la partie visible :

Déjà, dans l’encadré rouge, on peut voir que je suis toujours sur LinkedIn. De plus, le titre est mis en avant (pour remonter au niveau SEO), mais l’auteur est mis assez discrètement, comme on peut le noter dans le bloc jaune.

Si l’on s’intéresse aux métadatas, indispensable pour le SEO (référencement), on commence à voir ce qui est vraiment remonté :

En rouge, on peut déjà voir que la metadata "Author" n’est même plus valorisée, donc l’auteur disparait, au profit du titre uniquement.

En jaune, on peut aussi voir que la description ou les mots clés ne sont pas présents. On peut penser que c’est étrange, car cela diminue le référencement, mais stratégiquement, ça a du sens, cela permet de valoriser le contenu au sein de la plateforme et de "forcer" les gens à se suivre les uns les autres en exploitant LinkedIn.

Le titre quant à lui est là pour amener du trafic externe en dernier recours. On peut voir d’ailleurs que "LinkedIn" est présent aussi dans le titre, et donc remonte au niveau SEO.

Enfin, si l’on regarde les liens, on voit que quasiment l’intégralité pointe sur LinkedIn :

Là encore, le but est le référencement. Même si les liens "internes" sont moins pris en compte, avoir plus de lien qui pointe vers un contenu permet de le référencer plus efficacement.

Donc en publiant sur LinkedIn, on fait la pub de LinkedIn, et très peu sa propre mise en avant.

Et si je duplique mon contenu ?

L’une des idées que l’on pourrait avoir serait de dupliquer le contenu à la fois sur un réseau social et sur son propre hébergement.

Vous me direz : logique, je suis référencé deux fois, donc je garde mon référencement en plus de celui du réseau social !

FAUX !

Au contraire, au niveau SEO, l’un des contenus sera considéré comme du plagiat et sera donc pénalisé au niveau du "pageranking".

C’est le but de la méta data "canonical", lorsque l’on a plusieurs URL qui pointent vers le même contenu, il est possible d’en indiquer une "canonical" qui indique simplement que les autres sont des copies de l’original indiqué.

Cela permet que le pageranking le prenne en compte et face remonter le contenu original en premier.

Je pense que vous voyez où je veux en venir : les réseaux sociaux ne vous permettent pas de configurer cette metadata. Ainsi, le seul moyen si vous voulez "dupliquer" le contenu sera de mettre une metadata "canonical" qui pointe vers la publication que vous avez faite sur le réseau social.

Encore une fois, le but est de référencer le réseau, pas vous.

Héberger mon contenu, ça coute cher !

Encore une fois, c’est une idée préconçue. Aujourd’hui des CMS comme HUGO par exemple, permettent de créer des pages statiques avec votre contenu, permettant de l’héberger facilement sur de l’object storage compatible en hébergement web.

The world’s fastest framework for building websites
The world’s fastest framework for building websites

Un nom de domaine commence à quelques euros par an.

Cela permet d’avoir un hébergement à quelques centimes par mois, et met en avant votre contenu sur votre site, comme vous l’entendez.

Un billet est prévu sur ce sujet prochainement sur ce blog, donc à suivre !

Utiliser les réseaux sociaux comme point d’entrée

Ne pas utiliser de réseaux sociaux en 2021 reste compliqué, sauf lorsqu’on a déjà une grosse audience.

De mon point de vue, les réseaux sociaux doivent servir uniquement de point d’entrée vers votre contenu. Le but est d’amener les gens à venir chez vous, à vous connaître vous, vos publications ou créations.

Cela reste un levier très efficace, toutefois, il faut garder en tête que les réseaux mettront plus facilement en avant le contenu présent sur leur plateforme. Encore une fois, le fait de proposer des espaces de publication n’est pas altruiste, le but est avant tout de montrer qu’on a beaucoup de contenu, et de qualité.

Résumons un peu

Pour résumer ce que j’ai mis plus haut, en publiant sur un réseau social, quel qu’il soit :

  • Vous mettez en avant le contenant plus que le contenu
  • Vous êtes soumis à une gestion arbitraire
  • Vous pouvez potentiellement (en fonction des réseaux) être dépossédés votre contenu

Toutefois, il est vrai que lorsque l’on veut faire une ou deux publications, ce modèle est adapté, mais si on veut publier plus régulièrement, il est toujours "sage" d’héberger autant que possible soi-même son contenu.

C’est pour ma part le choix que j’ai fait :

  • Ce blog utilise le CMS Ghost
  • Mes vidéos sont disponibles via Peertube

Mes comptes de réseaux sociaux me permettent simplement de renvoyer mes lecteurs vers mes contenus. Vous pouvez d’ailleurs me retrouver sur LinkedIn et Twitter.


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